Noviciat

D'après "La vocation dominicaine" Parole et Silence - 169 p. - 2007

Au bout d'un an de noviciat, le novice prononce des vœux « simples », pour quelques années (3 ou 4) avant la profession « solennelle » c'est-à-dire perpétuelle. Ces années d'engagement sont vécues comme définitives et cependant ne le sont pas : ultime prudence de l'Église face à un engagement difficile. La profession solennelle, prononcée comme on l'a dit « jusqu'à la mort » marque le don total de soi-même à Dieu, à l'Église et aussi à l'Ordre que l'on a choisi.

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 D'après "La vocation dominicaine" Parole et Silence - 169 p. - 2007 

 La double ordination (diaconat puis presbytérat) marque le passage aux ministères ordonnés, au service de l'Église, particulièrement du point de vue de la prédication et de la dispensation des sacrements. Rien d'original en cela : le dominicain pose les mêmes actes que n'importe quel prêtre. En revanche, des questions spécifiques se posent, qui sont celles des premières années de ministère.

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  D'après "La vocation dominicaine" Parole et Silence - 169 p. - 2007

Le postulat est la période d'apprivoisement mutuel au cours de laquelle on apprend à faire connaissance. Chez nous, il est habituellement plutôt flexible et adapté à chaque personne, court ou plus long, avec des séjours au couvent de noviciat mais plus rarement sous la forme d'un temps prolongé en interne. Le postulat est, comme le sera plus encore le temps du noviciat et a fortiori les temps suivants de la formation, la rencontre et la mise à l'épreuve mutuelles des premiers pas de l'engagement et de la liberté de l'intéressé. C'est une loi anthropologique et morale de première importance : plus on s'avance vers l'engagement et plus on prend conscience de sa liberté. Plus on s'engage, plus on donne à sa liberté son accomplissement.

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D'après "La vocation dominicaine" Parole et Silence - 169 p. - 2007

La question de l'étude comme élément de la vie dominicaine a été abordée. Il s'agit ici de la formation intellectuelle nécessaire à la réception des ordres sacrés. Elle est commune aux séminaristes et aux jeunes religieux du monde entier. Elle concerne l'étude de la philosophie, de l'Écriture, des Pères, du dogme, de la morale, du droit, de l'histoire, etc.

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D'après "La vocation dominicaine" Parole et Silence - 169 p. - 2007

La vocation est semblable à la « naissance d'un sentiment amoureux »1. Le sentiment amoureux dont il s’agit ne s’adresse pas au premier chef à une famille spirituelle, encore moins à l’un(e) de ses membres dont on aurait fait la connaissance, mais au Christ lui-même. On ne donne sa vie au Christ que si l’on se laisse envahir par lui, comme un amoureux se laisse envahir par la pensée de sa bien-aimée : présence mentale constante jusqu’à l’obsession, affection, désir de partager sa vie.

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