Le chantre assure la beauté de la liturgie communautaire. Le syndic assure la bonne marche des affaires matérielles de la communauté ou de la province.

Quel rapport entre les deux ?

On a l’impression d’être aux antipodes quant à la tâche, l’une si spirituelle et esthétique, l’autre si matérielle et pratique.

Pourtant, deux points communs font réfléchir : d’abord, ce sont des frères qui assurent ces charges ; ensuite, l’argent et les chants, c’est un travail répétitif, un peu comme une mère fait la cuisine en cherchant toujours le meilleur plat pour la joie da sa famille. D’ailleurs, c’est un peu cela, le chantre et le syndic permettent aux frères de se nourrir du pain céleste et du pain terrestre.

Les deux se mêlent dans l’Eucharistie.

Ce sont des frères précieux (tous les frères le sont, certes), la preuve en est de l’angoisse d’un prieur quand il s’agit de les remplacer.

Le 1° mai, on fête saint Joseph, le travail et le muguet, sans oublier le fameux « mois de Marie ». Ce mélange d’efficacité et de gratuité peut donner aussi l’idée, curieuse je l’admets, de remercier ensemble les chantres et les syndics.

On peut les remercier en paroles.

C’est encore mieux en actions.



fr. Gilbert Narcisse OP

Prieur provincial

Traduction Google