Province




    La maison Seilhan, maison de fondation de l'Ordre des Prêcheurs à Toulouse, 7, place du Parlement est ouverte toute l'année, trois après_midi par semaine :

    • Le mardi, de 14 h à 18 h , on ne visite que la maison elle_même.
    • Le mercredi et le samedi, de 14 h à 18h, il est habituellement possible de visiter aussi l'amphithéâtre Bruno de Solages, avec les peintures du plafond.
    • En dehors de ces horaires, il est possible d'organiser des visites en s'adressant à la gardienne, avec qui l'on s'entendra sur les conditions pratiques et financières.

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par André Duval, op


« Au fond, la formation de notre province est moins un dédoublement qu'une nouvelle fondation » Cette réflexion du P. Cormier1, après quinze mois d'exercice de sa charge de prieur provincial, suggère en quelle direction chercher la raison du climat de contestation, dont témoigne la forme autojustificative de l'acte officiel – 4 juillet 1865 – par lequel le P. Jandel divisa en deux la province de France pour rétablir l'ancienne province de Toulouse.

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    Un jour de janvier 1208, vers 6h du matin, Pierre de Castelnau, après avoir célébré la messe, se prépare à traverser le petit Rhône quand il est assassiné de dos par un écuyer du Comte Raymond VI de Toulouse identifié comme venant de Beaucaire.
    La veille, le Comte de Toulouse qui a fait de Saint-Gilles au bord du Rhône, une sorte de Capitale, ville sainte de pèlerinage et grande foire aux échanges et aux affaires florissantes, a convoqué Pierre de Castelnau, légat du Pape Innocent III. Rencontre difficile, houleuse où le Comte veut justifier devant le légat son refus de signer l'accord de paix que le pape Innocent III veut établir à l'intérieur de la Chrétienté sous la houlette de son pouvoir spirituel. Ce refus a entrainé l'excommunication du Comte Raymond VI.

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fRomains 6, 3-9 ; Jean 6, 51-58

Au baptême, en 1925, il avait reçu le nom de Pierre ; à sa prise d’habit, en 1946, il a reçu celui de frère Marie-Antonin. Selon une coutume de notre province, que j’ai connue avant lui, chaque novice était placé sous le patronage en premier de la Vierge Marie. À la différence des autres, notre frère a tenu à demeurer ainsi sous le patronage de la Mère de Dieu. Celles et ceux qui ont assisté à la messe de son jubilé se souviennent sans doute, comme moi qui avais alors été beaucoup frappé, de la fin de sa prédication, où lui, si discret, déclarait vouloir prolonger la fidélité jusqu’au bout de ses jours de service sous la protection maternelle de Marie. Aussi a-t-il désiré rejoindre la maison du Père le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge : c’est le lendemain matin qu’elle est venue le prendre dans ses bras. Le Seigneur ressuscité, Marie protectrice de l’Ordre des Prêcheurs, Pierre roc de fondation de l’Église, Antonin saint évêque dominicain de Florence l’accueillent aujourd’hui dans la Jérusalem céleste.


Dans les églises de Rome, que de fois ai-je vu sur les tombeaux une épitaphe par laquelle le défunt qui repose là apostrophe le vivant qui défile devant lui, pour l’inviter à la prière : Frater qui me aspicis, quod es fui, quod sum eris. Ce que tu es, je l’ai été ; ce que je suis, tu le seras.
Frère Marie-Antonin a été ce jeune homme qui met toute son ardeur à répondre à l’appel du Seigneur, qui s’oriente d’abord vers le séminaire de Mende, puis qui vient frapper à la porte de l’Ordre à Toulouse, rue Espinasse, en 1946, pour y recevoir la miséricorde de Dieu et la nôtre. Il a été à Saint-Maximin, où j’ai vécu avec lui de 1947 à 1953, où nous étions une trentaine de frères au studentat, il a été ce frère étudiant sérieux, studieux, appliqué, dont les études ont été couronnées par le grade de lecteur, avec une thèse sur L’appartenance à l’Église. Il a été ensuite ce jeune père envoyé à Rome, deux ans à Sainte-Sabine, à l’école des pères maîtres, puis une troisième année à l’Angelicum, où il est étudiant en droit canonique. De retour à Toulouse, il est assigné en 1956 au couvent Saint-Romain de Toulouse : c’est alors qu’il obtient la licence en droit canonique. En 1957, à l’ouverture de notre couvent Saint-Thomas d’Aquin, il y est assigné pour enseigner le droit canonique. Il n’a pas toujours vécu dans notre grand couvent de Toulouse, puisque de 61 à 69 il était au vicariat de la rue Espinasse, chapelain de l’église, et de 69 à 75, deux fois de suite prieur au couvent de Bordeaux. Depuis 1975, il appartenait à notre couvent., professeur de droit canonique à l’Institut catholique, puis doyen de la faculté.
Il a été un canoniste précis et compétent, qui a servi l’Église comme professeur de droit canonique dans les séminaires de Toulouse et de Bordeaux, puis à l’Institut catholique, mais aussi comme expert auprès des officialités (avocat à Toulouse et à Montauban, défenseur du lien à Bordeaux, avocat à l’officialité régionale de Toulouse). Moins public encore, mais pas moins important, a été son ministère de conseiller canonique auprès de beaucoup de congrégations religieuses et dans des affaires compliquées qu’il était appelé à débrouiller. Il a été aussi un prédicateur de retraite apprécié qu’on appelait de loin. Il s’est beaucoup donné à la pastorale des personnes âgées et des malades. Il était assidu au service de la résidence du Parc de Rangueil, avant d’en devenir lui-même pensionnaire. Et j’en passe, que Dieu connaît, ne fût-ce que dans la fonction de secrétaire de la province, où l’efficacité de notre frère faisait merveille ou dans celle d’assistant de la fraternité du tiers ordre.
Ce que je suis maintenant, tu le seras à ton tour. À ton tour, tu passeras toi aussi par la mort. Cette exhortation pourrait n’exprimer que le pessimisme païen le plus sinistre devant le gouffre noir. Je l’entends comme une grande leçon spirituelle, que j’ai reçue comme telle en accompagnant intérieurement le frère Marie-Antonin durant ces dernières semaines, à mesure qu’il s’acheminait vers la fin et que s’aggravaient inexorablement  les redoutables passivités de diminution. Nous sommes tous en pèlerinage vers la Jérusalem céleste. Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, nous recevons la nourriture des voyageurs, la table de l’eucharistie est l’anticipation sacramentelle du banquet céleste auquel le ressuscité nous convie. Ce que je suis maintenant, tu le seras à ton tour. Là où le frère Marie-Antonin nous précède, là nous sommes appelés aussi, en suivant notre chef de file, notre chef de cordée, le Seigneur Jésus, passé lui-même par la mort pour entrer dans la vie. Amen.


Communication au Re colloque international du Centre européen de recherches sur les congrégations et ordres religieux [CERCOR]

À Saint-Étienne, 6 - 8 novembre 2002. Objet du colloque : Écrire son histoire : les communautés régulières face à leur passé.

par Bernard Montagnes, o.p.

Mon propos est de contribuer au thème proposé de la relecture de l'histoire [des origines] à l'occasion des réformes et des restaurations et d'examiner comment cette relecture a été pratiquée par les Prêcheurs du Midi languedocien (un Midi centré sur Toulouse) à deux moments décisifs de leur histoire : lors de la réforme qu'on peut dire toulousaine, introduite à la fin du XVIe siècle par Sébastien Michaelis, puis lors du rétablissement de la province de Toulouse en 1865 par Hyacinthe-M. Cormier.

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Le 8ème centenaire de l’assassinat de Pierre de Castelnau 1208-2008  Conclusions du Colloque à Saint Gilles du Gard

Le 14 janvier 1208 au  bord du Petit Rhône près de Saint-Gilles du Gard, était assassiné le légat pontifical Pierre de Castelnau. En mars suivant le pape Innocent III fulminait la bulle appelant à la croisade contre les seigneurs du Midi accusés de soutenir l’hérésie. Un colloque historique organisé par la paroisse de Saint-Gilles et l’AHODE les 27 et 28 septembre 2008 nous a donné l’occasion de réfléchir à la portée de cet « événement inouï ».

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Le Père Jomier est mort le dimanche 7 décembre à 8 h du matin, à la clinique de Villefranche-de-Lauragais où l’hôpital de Rangueil l’avait envoyé suite à son hospitalisation d’urgence le jeudi 4 décembre. Malgré les soins qui lui ont été prodigués (et peut-être à cause d’eux), le Père, dont l’organisme de 94 ans était usé n’a pas pu surmonter l’épreuve, comme il l’avait fait si souvent dans les années précédentes.
Son décès laisse un grand vide dans la maison car il y avait une présence de grande qualité, s’intéressant à tout, voulant être au courant de tout. Il souffrait de n’avoir plus d’oreilles, comme il le disait. On se souvient de lui, arrivant à la récréation de midi et, après avoir reçu son canard, cherchant à côté de qui il s’assiérait pour engager la conversation.

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Traduction Google