Province

St. Dominique Avec son évêque, Diego, frère Dominique, sous-prieur du Chapitre de la cathédrale d’Osma, parvint à Toulouse."Lorsqu’il eut découvert que les habitants de ce territoire, depuis quelques temps déjà, étaient devenus hérétiques, il se sentit troublé d’ une grande compassion pour tant d’âmes misérablement égarées. Au cours de la nuit même où ils logèrent dans la cité, le sousprieur attaqua avec force et chaleur l’hôte hérétique de la maison, multipliant les discussions et les arguments propres à le persuader. L’hérétique ne pouvait résister à la sagesse et à 1’ esprit qui s’exprimaient (Act. VI, 10) : par l’intervention de l’Esprit divin Dominique le réduisit à la foi." -(1)-De cet événement on connaît l’impact sur la destinée de St. Dominique et comment il prépara la fondation de l’Ordre des Frères Prêcheurs Pour frère Dominique, "déjà l’une des âmes dont il avait entendu l’appel indéfini dans son enfance... venait de rentrer au bercail. Combien d’autres l’appelaient maintenant à travers cette immense Europe où sa route allait s’enfoncer ? " -(2)-

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En 1225, neuf ans après la fondation de leur Ordre, les Dominicains s’installent à Marseille. Depuis 800 ans, leur prédication, leur liturgie, est un "poumon spirituel" pour la ville. Au cours des siècles, de grands noms de frères dominicains ont marqué les esprits par leur enseignement, leurs travaux, leurs publications et leur présence à chacun. Un couvent dominicain est un groupe de frères qui entendent être tout entiers donnés au service de la Parole de Dieu. Leur vie commune quotidienne est une vie fraternelle de prière et d’étude, où sont préparés colloques, réunions, conférences, sermons, livres et autres enseignements qui constituent leur labeur quotidien. Dès l’origine, l’ordre dominicain “fut spécifiquement institué pour la prédication et le salut des âmes.” (Constitutions dominicaines 1,II) Les frères Prêcheurs fondés par S. Dominique (1170-1221) appartiennent aux Ordres mendiants et vivent de ce qu’on leur donne. Ils mettent en commun tout ce qu’ils reçoivent. A Marseille, ils continuent de manifester visiblement une présence de l’Evangile au cœur d’une ville cosmopolite et plus vivante que jamais.

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Un peu d’histoire... Dès 1234, des frères dominicains venus d’Avignon fondent à Nice un couvent aux portes de la vieille ville, à l’emplacement de l’actuel palais de justice. La place du palais de justice est encore connue aujourd’hui sous le nom de place Saint-Dominique.Au XVème siècle, le couvent ouvre une Ecole de théologie qui dispose d’une bibliothèque bien fournie.

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L’actuelle église des Dominicains fut à l’origine celle d’une communauté d’Augustins, établie à Montpellier peu après le siège. On sait en effet que Louis XIII avait été obligé de venir s’emparer militairement de la ville, où les protestants s’étaient enfermés. Le pouvoir royal y avait aussitôt encouragé l’installation de congrégations catholiques, en vue de reprendre le contrôle d’une population alors largement gagnée par la prédication des Réformés. Les augustins furent du nombre. On les installa sur les fondations démantelées des anciens remparts, rasés par le roi afin d’ôter aux montpelliérains toute envie nouvelle de sédition.

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La grotte (en provençal : baumo) de sainte Marie-Madeleine est une grotte naturelle creusée par l’érosion. Elle est dite sainte du fait que, selon la tradition de Provence, sainte Marie-Madeleine y vécut les trente dernières années de sa vie, après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer ou à Marseille et évangélisé la région.

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Le couvent, bien placé dans le centre de la ville, permettait à bien des fidèles, spécialement des étudiants de trouver un lieu pour des entretiens sur des aspects de la foi ou pour une confession. La vie assez stable des frères facilitait alors ce type de ministères en dehors des périodes de l’Avent et du Carême où beaucoup partaient prêcher dans les paroisses.


Pendant la seconde guerre mondiale plusieurs frères ont participé de manière active et discrète à la Résistance, en particulier en accueillant dans le couvent des personnes traquées par les nazis, notamment Edmond Michelet, Dietrich von Hildebrand, sa femme, sa fille et sa belle-fille, des juifs, des allemands..., en leur fournissant de faux papiers, en leur offrant toutes sortes de secours avec l’aide d’amis laïques.

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Jérusalem, le 22 juillet 2007

Très Révérend et cher père Manuel Rivero o.p.,

J’ai été très heureux de recevoir votre lettre du 11 mai 2007 m’informant de la nomination du nouveau Père prieur du couvent Saint-Etienne de Jérusalem.
C’est une grande joie d’apprendre que la cause de béatification du Père Marie-Joseph Lagrange, fondateur de l’Ecole biblique de Jérusalem, est déjà bien avancée.

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