L'ordre des dominicains en général

L'Ordre des prêcheurs en quelques chiffres
La famille dominicaine possède de nombreux rameaux. 6 500 frères répartis de part le monde en 50 provinces vivent du même appel : prêcher la Parole de Dieu. 4 000 moniales vivent une vocation contemplative dans 250 monastères (dont une vingtaine francophones). Près de 35 000 sœurs réunies en 150 congrégations (dont une trentaine francophones) assurent de multiples services dans l'Église, les écoles, les hôpitaux etc... Plus de 60 000 membres laïcs se rattachent à cette famille grâce à de multiples fraternités.


Un Maître de l'ordre élu
 L'Ordre des frères prêcheurs est formé de provinces ayant chacune à sa tête un provincial ; il est dirigé par un Maître de l'ordre élu tous les 9 ans. Le frère Bruno Cadoré, dominicain français, vient être élu (date?) 87e Maître de l'ordre. Il succède au frère Carlos Alfonso Azpiroz Costa (Province d’Argentine) qui avait été élu au chapitre général de Providence, le 14 juillet 2001. Le frère Bruno Cadoré est  le premier Français à accéder à cette fonction depuis plus de vingt ans.


L'Ordre des prêcheurs aujourd'hui
Les frères dominicains prêchent dans les églises et dans les rues, dans les universités et dans les médias, aux fidèles comme aux dissidents. Ils tentent d'ouvrir l’Écriture à différents publics et d'agir pour la justice et la paix. Ils prêchent des retraites aux moniales, rendent  visite aux malades, consolent, écoutent. Ils sont  prêts à partir aussi loin qu’il le faut pour annoncer la Parole de Dieu à ceux qui ne la connaissent pas encore ou ont besoin de l’entendre.
 Dans la Famille dominicaine, les frères sont unis en un ordre religieux international au sein de l’Église catholique. Ne vivant ni dans un monastère comme les moines, ni dans une paroisse comme les prêtres diocésains, les frères dominicains sont des « religieux apostoliques » qui se consacrent entièrement au ministère de la prédication là où le besoin est le plus grand, avec une préférence pour les frontières de l’Église.
 Les frères exercent ce ministère en communauté, liés par les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. L’Ordre leur fournit une maison pour qu’ils se dévouent à plein temps à l’évangélisation, préparée dans le silence et l’étude et portée dans la prière. Cette aventure spirituelle et missionnaire dure depuis près de huit siècles et continue d’être une intense et vibrante réalité de la vie de l’Église, aidant à proclamer l’Évangile de Jésus Christ jusqu’aux confins de la terre, et qui sait peut-être un jour de l’univers.


Saint Dominique, premier des dominicains, au XIIe siècle
Dominique naquit vers 1170 dans un village perdu de Castille, Caleruega. Il reçoit son éducation scolaire dans le cadre de l'école cathédrale d'Osma. Il décide de se faire chanoine à Osma et sous l'impulsion de Diègue, le prieur de la communauté, il se forme à la vie commune et contemplative. Diègue devient évêque d'Osma et invite Dominique à faire de lointains voyages. Les deux hommes s'apprécient et ensemble en 1206 ils offrent au pape Innocent III leurs services pour sauver des âmes. Le pape leur demande d'aller prêcher aux cathares du Languedoc.


  Contrairement aux habitudes des cisterciens, Diègue et Dominique sillonnent les villages du Languedoc à pied, mendiant leur pain. Diègue meurt quelque temps après. Dominique continue seul à prêcher en se basant sur une communauté qu'il a réunie vers 1207 et qui est formée de femmes qui ont fui les cathares et vivent la vie commune à Prouilles. En 1215 on le retrouve à Toulouse avec quelques compagnons qui se lient à lui par la profession pour mieux prêcher l'évangile. Très vite une règle, qui reprend celle de saint Augustin, structure leur vie.


 La première communauté dominicaine s'installe à Toulouse et est reconnue par le pape. Mais en 1217 Dominique disperse ses frères, deux par deux. Les prêcheurs peuvent donc devenir un ordre universel. Pour former le mieux possible les frères à la prédication, il choisit de s'installer dans deux grandes villes universitaires : Paris et Bologne. Dominique ne cesse de voyager entre ces deux centres, l'Espagne et Rome pour asseoir sa fondation. Il crée de nouvelles communautés de frères et de sœurs. En 1220 les délégués des frères rassemblés à Bologne approuvent les premières constitutions, les premières lois qui régissent le fonctionnement de l'Ordre. Dominique s'impose comme un administrateur remarquable, tout en continuant à prier et prêcher. Sa tâche terminée, il meurt à Bologne en 1221.

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