Histoire de la Province

Dès avant la deuxième guerre mondiale, les frères de Marseille ont exercé l’apostolat de la miséricorde à la prison des Baumettes (Marseille). Je voudrais évoquer ici deux événements apostoliques. Le premier concerne le frère Gabriel Bonnevialle. Il accompagna notamment les résistants emprisonnés pendant l’Occupation allemande. À la Libération, une jeune et belle française, maîtresse d’un officier allemand, qui avait livré des résistants, fut condamnée à mort. Avant son exécution, on lui demanda quels étaient ses souhaits. Elle désirait revoir une amie et assister à la messe. Le frère Gabriel entendit sa confession au nom du Christ et il célébra l’Eucharistie à l’aube. En entendant « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », elle s’exclama : « Et penser que je vais le voir dans quelques instants. »

Lire la suite...

Frère Gilles Danroc op , Montpellier.

Les « mythes historiques » ont la vie dure: il s'agit de donner une vision globale d'un thème ou d'une période ou encore d'un événement qui permet de classer les Bons et les Méchants. Le western en est un, faut-il classer les Cathares et l'Inquisition dans la liste de ces mythes à la dent dure?
Les « cathares » ont bien existé mais le phénomène cathare qui s'affiche sur l'autoroute A9 ou à propos de châteaux, vraies « citadelles du vertige » mais qui n'ont rien de « cathare », encore moins de « New Age » façon Da Vinci code! Les mythes historiques recueillent toutes les modes et renseignet plus sur le présent que sur le passé. Nous avons aujourd'hui besoin des cathares voire de l'Inquisition pour légitimer notre rejet d'une Église qui en 21 siècles prête bien sûr le flanc à toutes sortes de critiques qui ne répondent jamais à la question, comment a-t-elle pu traverser les siècles si elle n'est « que » cela? Toutes les institutions aujourd'hui sont fragiles car portées par des hommes faillibles et on se demande comment elles dures: la Vème république n'a que 53 ans et la république française 2 siècles.

Lire la suite...

Contribution du frère Marie-Laurent Béthoux, op

A défaut de “monuments”, les “documents” ne manquent pas  pour dire l'histoire et la petite histoire du Couvent de Nice, de sa fondation en 1243 par des frères venus d'Avignon, jusqu'à l'expulsion des religieux en 1791 par les troupes françaises, et la destruction des bâtiments conventuels peu après l'annexion du Comté de Nice à l'Etat francais en 1860. Des documents « d'époque » transmis par les Archives de Turin alors capitale du Duché de Savoie, aux Archives départementales des Alpes-Maritimes qui en transmettent aimablement des photocopies au nouveau couvent de Nice. Quant aux monuments ou vestiges, rien à Nice pour évoquer l'ancien couvent des Dominicains et leur église ….jusqu'à la découverte de l'été 2010 !

Lire la suite...

L’histoire de la province ne commence qu’en 1865. Auparavant, avait été érigée en 1850 l’unique province de France, de laquelle avait été détachée en 1862 la province “d’Occitanie ou de l’Immaculée-Conception”, dite de Lyon. La province de Toulouse est érigée par le P. Jandel le 4 juillet 1865. Le 17 octobre suivant, le P. Cormier, alors âgé de trente-trois ans, est institué prieur provincial (mais il ne sera transfilié à la province de Toulouse que le 28 novembre 1873, au terme de son second provincialat). Quoique réticent envers le libéralisme de Lacordaire, le P. Cormier fera en sorte que la province de Toulouse ne constitue pas un facteur supplémentaire de discorde entre dominicains français.

Lire la suite...

Huitième Centenaire de l’assassinat du légat Pierre de Castelnau 1208-2008
Présentation du frère Elie-Pascal Epinoux op

Le 14 janvier 1208 au  bord du Petit Rhône près de Saint-Gilles du Gard, était assassiné le légat pontifical Pierre de Castelnau. En mars suivant le pape Innocent III fulminait la bulle appelant à la croisade contre les seigneurs du Midi accusés de soutenir l’hérésie. Un colloque historique organisé par la paroisse de Saint-Gilles et l’AHODE les 27 et 28 septembre 2008 nous a donné l’occasion de réfléchir à la portée de cet « événement inouï ». La journée du samedi fut d’abord consacrée à quatre grandes communications historiques pour mener l’enquête sur l’événement lui-même et ouvrir des pistes d’interprétations. Mr Jacques Rossiaud (Lyon II) spécialiste de l’histoire du Rhône nous dressa le décor : le bourg de Saint-Gilles cité sainte, militaire et marchande, son port sur le Petit Rhône, ses roubines et leur trafic commercial. Mais aussi l’inquiétante présence du comte de Toulouse avec son palais dans le bourg et surtout deux châteaux contrôlant le trafic et les péages sur le fleuve et les canaux. La traversée du fleuve pour un ennemi du comte se révélait donc extrêmement dangereuse : le légat en fit la tragique expérience !

Lire la suite...

Traduction Google