LA REVUE DU ROSAIRE 219 - JANVIER 2010
Les noces de Cana Évangile selon saint Jean, ch. 2 (traduction de la Bible de Jérusalem)
Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. » Jésus lui dit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée. » Sa mère dit aux servants : « Tout ce qu'il vous dira, faites-le. »
Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : « Remplissez d'eau ces jarres. » Ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau changée en vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent ! »
Tel fut le premier des signes de Jésus, il l'accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
Marie est citée en premier car elle a dû arriver depuis Nazareth tandis que son fils Jésus et ses premiers apôtres venaient de rencontrer Jean le Baptiste qui baptisait à Béthanie. Nathanaël, originaire de Cana en Galilée, semble être à l’origine de cette invitation.
Le père Lagrange précise que l’appellation « la mère de Jésus » n’a rien de négatif mais qu’elle est « la plus honorable, aujourd’hui encore parmi les Arabes, pour nommer une femme qui a eu un fils ». Il relève aussi le dessein bien pensé de saint Jean, le quatrième évangéliste, qui met en scène Marie lors du premier miracle de Jésus comme il le fera au pied de la croix quand tout sera accompli (cf. Évangile selon saint Jean 19, 25).
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