L’envoi en mission que nous rapporte saint Luc résonne encore dans nos cœurs tant il a rythmé ces journées d’études et de formation des Fraternités Laïques Dominicaines de la Province de Toulouse, sur les pas de notre Père saint Dominique, au temps et sur les lieux même de la fondation de l’Ordre des Prêcheurs.
Tout a commencé (pour ceux qui sont arrivés après les vêpres du vendredi), par une messe toute simple dans la chaude atmosphère du Vicariat ; nous y étions une bonne quinzaine, serrés les uns contre les autres autour de l’autel, à qui le Seigneur offrait une seconde chance d’assister à la messe.
A la cadence d’un lancinant chiffre « deux », le ton était donné – charisme oblige – étude, prière… et douceur fraternelle (nos chères sœurs contemplatives y ont veillé). Deux comme deux jours de ce long week-end du 11 novembre à Prouilhe pour lequel plus de cinquante d’entre nous – sans doute cinquante-deux –avaient répondus à l’appel, venus des quatre coins de la province et même de la lointaine et tout à la fois si proche Réunion.
Toujours deux, avec Martine et Luc Loquen qui se sont engagés en couple, pour trois ans dans la fraternité Pier Giorgio Frassati de Toulouse, lors de la célébration des premières vêpres du dimanche. Joli coup double encore de nos Dominique (au pluriel) Bario et Pillet que nous avons accueillies le dimanche matin, à l’issue des laudes, pour leur entrée dans l’Ordre. La première dans le groupe fraternel Sainte Catherine de Sienne de Mont de Marsan ; la seconde dans le groupe fraternel Marie Poussepin de Marvejols.
Qui a dit que le Seigneur n’appelait pas encore aujourd’hui ?
Retour direct sur terre ou plutôt plongée en profondeur dans le temps et dans l’espace aux premiers jours de la fondation de l’Ordre avec notre frère Yves Henri Rivière. Immersion complète et brutale. Mais notre frère nous a littéralement passionné avec un enseignement émaillé des dates clés, anecdotes et autres références de la legenda .Et tout au long de cette formation il n’a cessé de nous rappeler l’urgente et ardente obligation qui nous revenait de travailler « dans les textes-sources » de l’Ordre et de nous en imprégner. Une exigence pour mieux dire une autre exigence. La Parole.
Marinette Ouensanga
Toulouse
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