Fr. Lagrange op

Déposition d’un témoin en 1936 :
J’ai aussi entendu parler du R. P. Cormier pendant mon séjour à Jérusalem de 1892 à 1895. Je suivais les cours de l’École biblique et le P. Lagrange, directeur de l’École me disait qu’il avait été sous la direction spirituelle du serviteur de Dieu et qu’il considérait cette direction comme une grâce et une garantie de persévérance : il constatait que cette persévérance se manifestait chez tous ceux qui avaient la faveur d’être dirigés par le P. Cormier.

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Fr. Manuel Rivero o. p. Vice-postulateur pour la cause de béatification du père Lagrange

L’Évangile nous raconte l’ambition de la mère des fils de Zébédée, les apôtres Jacques et Jean, pour qui elle demandait à Jésus les meilleures places dans le Royaume des cieux imaginé d’une façon bien matérielle. La mère du père Lagrange n’a jamais orienté son fils vers la réussite mondaine ni même ecclésiastique. Attirée par la vie religieuse dans sa jeunesse, servante des pauvres, Élisabeth Falsan, devenue Mme Lagrange, se consacra à l’éducation chrétienne de son fils.  Au cours de son enfance et de sa jeunesse, Albert Lagrange a été façonné par les dialogues avec sa mère qui lui avoua avoir reçu très tôt comme une vision de sa vocation sacerdotale. Dans ses lettres, elle lui conseillait l’humilité et l’obéissance et elle n’hésitait pas à lui reprocher son caractère mou et indécis.

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Les deux disciples d’Emmaüs (Luc 24, 18-35) commenté à la lumière de la vie et de l’œuvre du Père Lagrange  Fr. Manuel Rivero o. p.

« Et voici que, ce même jour (le premier de la semaine), deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades, et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé. Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Il leur dit : "Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ?" Et ils s'arrêtèrent, le visage sombre. Prenant la parole, l'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : "Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci" - "Quoi donc ?" leur dit-il. Ils lui dirent : "Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s'est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié. Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël ; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées ! Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S'étant rendues de grand matin au tombeau et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu'elles ont même eu la vision d'anges qui le disent vivant. Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu !"
Alors il leur dit : "Ô cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire?"

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LA REVUE DU ROSAIRE N° 222 - AVRIL 2010 Rubrique Pour la béatification du P. Lagrange

Fr. Jean-Luc Vesco, o. p.

Dans les  Souvenirs personnels du père Lagrange, parus sous le titre  Le Père Lagrange au service de la Bible  (éditions du Cerf, Paris, 1967), le fondateur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, évoque, à plusieurs reprises, le temps de sa scolarité au petit séminaire d’Autun, dont il garda toujours une certaine nostalgie. Nous avons essayé de retrouver dans cette ville le cadre qu’il a connu en y effectuant un pèlerinage sur ses pas.

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L’ANNÉE SACERDOTALE ET LE PÈRE LAGRANGE fondateur de l’École biblique de Jérusalem

Fr. Manuel Rivero o.p. Vice-postulateur de la cause de béatification du père Lagrange

« Être missionnaire, c’est laisser déborder son cœur […], il faut avoir un cœur liquide », disait le curé d’Ars, un cœur qui coule, qui déborde, qui entraîne1.
Un an avant de devenir novice dominicain au couvent royal de Saint-Maximin (Var), Albert Lagrange, séminariste à Issy-les-Moulineaux en 1879, écrit dans son Journal, des réflexions sur le premier mot de la vie dominicaine prononcé par le postulant au jour de sa prise d’habit, les bras en croix, en réponse à la question du prieur provincial « Que demandez-vous ? »: «  La miséricorde de Dieu et la vôtre. »

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LA REVUE DU ROSAIRE 220 - FÉVRIER 2010 L’ANNÉE SACERDOTALE ET LE PÈRE LAGRANGE1 fondateur de l’École biblique de Jérusalem

Fr. Manuel Rivero o.p. Vice-postulateur de la cause de béatification du père Lagrange

La contemplation est regard de foi, fixé sur Jésus.2Écoutons le curé d’Ars raconter cette touchante histoire : Entré un matin dans l’église pour faire sa prière avant d’aller dans les champs, un homme du village laissa sa pioche à la porte et s’oublia là, devant Dieu. Un voisin, qui travaillait vers le même endroit et qui avait l’habitude de l’apercevoir, fut étonné de son absence. S’en retournant, il s’imagina de pénétrer dans l’église, pensant qu’il y serait peut-être. Il l’y trouva en effet : « Que fais-tu là si longtemps ? » lui demanda-t-il. L’autre lui répondit : « J’avisele bon Dieu, et le bon Dieumavise ». Et à ce simple récit qu’il aimait à faire et qui lui amenait chaque fois des larmes, le curé d’Ars ajoutait : « Il regardait le bon Dieu et le bon Dieu le regardait. Tout est là, mes enfants ! »3

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LA REVUE DU ROSAIRE 219 - JANVIER 2010 Les noces de Cana Évangile selon saint Jean, ch. 2 (traduction de la Bible de Jérusalem)

Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. » Jésus lui dit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée. » Sa mère dit aux servants : « Tout ce qu'il vous dira, faites-le. » Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : « Remplissez d'eau ces jarres. » Ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau changée en vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent ! »

Tel fut le premier des signes de Jésus, il l'accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

Marie est citée en premier car elle a dû arriver depuis Nazareth tandis que son fils Jésus et ses premiers apôtres venaient de rencontrer Jean le Baptiste qui baptisait à Béthanie. Nathanaël, originaire de Cana en Galilée, semble être à l’origine de cette invitation.

Le père Lagrange précise que l’appellation « la mère de Jésus » n’a rien de négatif mais qu’elle est « la plus honorable, aujourd’hui encore parmi les Arabes, pour nommer une femme qui a eu un fils »2. Il relève aussi le dessein bien pensé de saint Jean, le quatrième évangéliste, qui met en scène Marie lors du premier miracle de Jésus comme il le fera au pied de la croix quand tout sera accompli (cf. Évangile selon saint Jean 19, 25).

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10 mars 1938 — 10 mars 2010 -  Homélie du fr. Augustin Laffay Dt 4, 1, 5-9 ; Mt 5, 17-19

Mon Jésus, je voudrais être enseigné de vous, docibilis Dei. Je le suis par votre Écriture, par votre Église (In Journal spirituel II, le 28 septembre 1914).
Qui s’exprime ainsi ? Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le bienheureux Charles de Foucauld ? NON. Celui qui s’exprime ainsi, c’est un savant, un maître, notre frère et père Marie-Joseph Lagrange. Ces mots, adressés à Dieu comme une prière, sont en parfaite adéquation, vous l’avez sans doute remarqué, avec les lectures entendues aujourd’hui.

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Traduction Google