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Province dominicaine de  Toulouse (sud de la France).


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Origine de la relique de saint Thomas d’Aquin conservée au couvent de Toulouse

1° La version officielle : c’est celle qui a été communiquée par le Père de Rivals, prieur du couvent de Toulouse (alors fermé), à Mgr Célestin Douais, évêque de Beauvais, et publiée par celui-ci dans son livre sur Les reliques de saint Thomas d’Aquin, textes originaux, Paris, 1903, p. 38-39 :



« Lors de la reconnaissance et de la translation des reliques de saint Thomas – le 18 juillet 1878 sous l’épiscopat de Mgr Desprez, un ossement fut, par mégarde, laissé sur la table où avait été opérée la translation. On s’aperçut de cet oubli pendant la cérémonie, mais après que le coffret d’ébène avait été scellé du sceau de l’Archevêque, de la Mairie, de la Basilique. Mgr Desprez offrit alors l’ossement oublié (une vertèbre, écrit le P. de Rivals) au Provinciale des Dominicains, lui disant que, encore bien qu’il y aut excommunication, portée par une bulle d’Urbain V, contre quiconque distrairait une parcelle même minime du corps de saint Thomas, il ne devait avoir aucun scrupule à cet égard, l’ossement ayant été non enlevé, mais oublié fortuitement, et de graves inconvénients s’opposant à ce qu’on recommençât l’apposition des sceaux. Là-dessus,le Maître général des Dominicains [le vicaire général Sanvito] demanda à voir la relique, qui lui fut apportée. Il la rendit à quelque temps de là ai Provincial de Toulouse, mais notablement diminuée. Depuis la relique a toujours été conservée et gardée par les Provinciaux en charge – chacun d’ailleurs ayant l’intention de la remettre au couvent de Toulouse, à qui la destina Mgr Desprez. »

2° La version du Père Cormier : c’est celle qui ressort d’une lettre du P. Cormier, alors prieur du couvent de Toulouse, adressée le 25 avril 1887, à une autorité romaine de l’Ordre, probablement le maître général Joseph-Marie Larroca.. – AGOP V, 186/28. – Transcription par B. Montagnes.

Mon Révérendissime Père,
Je vous remercie de ce que vous me dites de la relique de S. Thomas. C'est le prêtre sacristain qui l'a soustraite. Au moment de la translation, il prenait chaque ossement après qu'on l'avait élevé en l'air et que les médecins en avaient dit le nom pour être inscrit au procès-verbal, et il le déposait dans la nouvelle châsse. Ce fut alors qu'il se laissa tenter ; il vint ensuite nous dire la chose, craignant l'excommunication. Le Rme P. Saccheri le rassura et lui promit de tout arranger sans le compromettre.
Le Rme P. Sanvito promit de nous rendre cette relique quand notre église [de Toulouse] serait finie, mais il n'y a pas besoin d'attendre ce temps pour en jouir.
Si je vous ai parlé de la partager, ce n'est pas pour renoncer aux droits du couvent de Toulouse, ce qui dépasserait mes pouvoirs. Mais j'ai pensé qu'il fallait peut-être, à cause de cette soustraction, avoir la sanatoria du Saint-Père, et que c'était une bonne occasion de lui offrir une partie de la relique, vu son zèle tout particulier pour la gloire du S. docteur.
Dans ce cas, on pourrait diviser la relique en 2 parties seulement, de façon à ce que les deux surfaces les plus larges restent visibles. Des deux côtés o`la division aurait été faite, en creusant avec précaution, on aurait une quantité considérable de fragments, que vous pourriez donner, comme l'a fait longtemps le Rme P. Jandel pour des fragments des os de Ste Catherine de Sienne ; c'est incroyable combien de fragments, pourtant bien visibles, on arrive à trouver dans un petit volume. Et cependant les 2 fragments principaux, vus de face, ne perdraient rien de leur importance, tandis qu'à ces distributions que vous feriez dans tout l'univers, la dévotion envers S. Thomas gagnerait beaucoup.
Il faudrait seulement que la division de l'os se fît avec précaution, sans que beaucoup de petits fragments sautassent en l'air. Les médecins ont pour cela des scies très perfectionnées.
Je vous ai dit mon sentiment, Rme Père, vous ferez dans votre sagesse ce que vous jugerez le plus équitable et le plus opportun.
Je vous demande humblement votre bénédiction paternelle et suis avec le plus profond respect votre fils très humble et dévoué.
fr. Hyacinthe Mie. Cormier des fr. Prêch.


Documents communiqués par le fr. Bernard Montagnes

Carte des couvents dominicains

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