Avec Celui qui passe son chemin à Emmaüs, nous avons mis le Temps Pascal sous le double signe de la beauté et du mouvement. Nous faisons, du reste, le constat que l’une va avec l’autre. Outre les voyages à destination de la Turquie ou de la Norvège, le mouvement le plus spectaculaire est le déménagement/aménagement multiforme de nos locaux entre le bâtiment conventuel : chambres et parloirs et le bâtiment dit Lacordaire : salles et secrétariats en tous genres ! Ballet presque incessant de frères et d’ouvriers, caisses, cartons et meubles dont certains ont échoué provisoirement dans les couloirs ! Belle occasion de désencombrer les galetas et arrières salles remplies d’inutile. Pourtant pas d’affolement ni de confusion, le jeu des chaises musicales vider une pièce pour en garnir une autre s’effectue dans le calme et la discipline grâce au talent d’organisateur du Prieur et du procureur conjugué et de la belle efficacité de notre architecte et ami Bernard Geyler, venu tout exprès de Strasbourg entre deux coups de main au Cerf et à Sylvanès. Le talent et l’organisation font donc bon ménage. Bref, le spectacle se déplace dans notre belle province vers Montpellier, surtout depuis que Marseille a terminé ses murs extérieurs!
Et justement, les spectacles n’ont pas manqué dans notre église qui s’attend, elle aussi à de notables transformations l’été qui vient : chantier, quand tu nous tiens !
En réalité, on ne peut pas parler de « spectacles » à proprement parler, car notre église comme notre communauté attirent de plus en plus d’artistes qui veulent plus y vivre une expérience d’offrande artistique qu’un simple concert. Le frère Emmanuel Pisani, recteur de notre église, a inauguré un accord de type nouveau en demandant aux artistes de donner une offrande musicale le dimanche pendant la messe avant le concert. Nous essayons aussi de marier les arts en un même rendez-vous comme pour le joli mois de mai, la peinture de Guislaine Legentil qui tient son atelier « paysage biblique » au village des peintres de Collioure et nos amis musiciens de l’orchestre de Montpellier qui nous ont offert les sonates du rosaire de Frantz Biber, si belles et si peu jouées en France. Beaucoup d’émotion aussi pour les « Ave Maria » de Cacchini et de Rombi.
Par ailleurs, vous pouvez voir sur notre site- dominicains.montpellier.com- le beau reportage photo de l’école de prière qu’anime notre frère Dominique-Raphaël où il trouve souvent plus d’enthousiasme que dans les difficiles aumôneries des lycées de l’enseignement catholique.
La « mission saint Paul » d’évangélisation des rues du centre-ville a renouvelé l’enthousiasme de notre communauté. D’une part, elle a pu être réalisée et bien réalisée : une première ici et outre les nouveaux contacts créés, elle nous a permis de travailler avec les jeunes des différents groupes de prière de Montpellier et les frères carmes auxquels se sont joints les petites sœurs et les petits frères de l’Agneau mendiant nourriture et logement en ville. Ainsi que de rencontres riches….La prédication de l’évangile ne peut se faire que dans et par la joie, la joie de Pâques !
La « comédie du livre » vient de fermer ses portes. Elle aura attiré plus de 100 000 personnes soit le second Salon du livre en France après Paris. Nous essayons d’y maintenir une présence chrétienne et notre frère Jacques Arnould était l’un des invités des « grandes rencontres » à l’occasion de l’année Darwin. Nos frères Édouard Divry et Rémy Bergeret ont pu présenter leurs livres dans ce cadre, sur l’Esplanade à deux pas du couvent.
Cet événement clôture les activités du Centre Lacordaire. Il ne reste plus qu’à organiser une « rando spi » autour du monastère de Cabanoule aux portes des Cévennes et vivre chez notre ami Michel Fourcade une journée d’amitié « Maritain » au cours du mois de juin pour achever notre programme. Le frère Rémy Bergeret, nouveau directeur du Centre Lacordaire, prépare activement le nouveau programme qu’il réalisera dans des locaux transformés. Et, dans le même sens, la communauté prépare ses journées de sortie en forme de bilan et de perspectives, car la reprise des activités est de plus en plus tôt : tout doit être prêt tout début septembre.
Les invitations sont lancées pour la fête du couvent qui se fêtera le 11 juin prochain dans la soirée. On y inaugurera les vitraux d’Henri Guérin qui éclairent notre église depuis la fin du Carême. De fait, notre église termine un très long carême en clair très obscur et doit sortir de sa sombre léthargie !
La fin très agitée de l’année universitaire -après des mois de blocage - mobilise toutes les énergies et plus rien ne peut s’organiser ici… Sauf la concurrence déloyale de la plage !
fr. Gilles Danroc op
Montpellier
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